Le lent et triste retour des néoxénophobes grangrène petit à petit notre joli monde politique. A coup de vérités faussées, à coup de publicités chèrement payées dans les grands quotidiens, ils ont creusé leur nid. Ils ont fait naître l'idée du monde "insécurisé" d'aujourd'hui. Ceci en jouant avec la peur de personnes ne pouvant plus suivre les changements rapides de notre époque. Ils ont utilisé la perte de repères actuels pour en remettre une couche avec de vieilles et éculées recettes telles que la crainte de l'autre.
Je ne veux pas d'une Suisse fermée, égoïste, néo-libérale et exploitante. Je ne veux pas d'une Suisse hypocrite qui se voile les yeux derrière ses jolis paysages et ses grands barbelés, tout en laissant mourir de faim une partie "mal-née" de l'humanité.
Nous avons déjà fait mieux et nous méritons mieux que le triste programme de cerceuil de l'UDC! Mettons en avant nos valeurs! Les défis de ce siècle sont globaux. Ils sont mondiaux. Leurs résolutions nous demandera de la force, de la conviction, de la coopération, de l'ouverture et de l'inventivité. Ces défis auront un coût, mais ils permettrons au monde de demeurer pérenne et à nos enfants d'avoir une vie autant aussi saine que la notre.
Tolérer de voir la Suisse se discréditer sur la scène internationale, passer pour un fachiste à l'étranger lorsque je dirai que je suis suisse, très peu pour moi! La Suisse a déjà vécu un pareil épisode et elle le paye encore maintenant! Le monde ne l'a pas toléré, alors quand bien même que dans les années quarante, le colonialisme, l'apartheid et la ségrégation raciale avaient encore court. Qu'en sera-t-il aujourd'hui, si nous fermons les yeux face aux tristes discours de l'UDC! Nous, pauvres suisses, aurons aucune excuse à avancer!